« JE TE PROMETS LA LIBERTÉ »

 

Est-ce possible de promettre la liberté à quelqu’un? Alléchant comme proposition, vous ne trouvez pas !?
En sous-entendu, si je te promets la liberté, c’est que j’estime que jusqu’à présent tu es enfermée
Mais de quel enfermement s’agit-il dans ce nouveau roman de Laurent Gounelle ?

D’un enfermement psychologique, de celui vous empêche d’être vous-même et d’exprimer tout votre potentiel au quotidien.
Vous rêver d’en savoir plus pour résoudre ce mystère et vous apprêter à devenir libre ?

C’est tout le cheminement que s’apprête à faire Sybille, le personnage principal de ce roman. Sybille est une jeune directrice engagée à bord d’un bateau restaurant sur les quais du Rhône à Lyon, qui rêve de pouvoir changer sa personnalité pour enfin vivre une vie douce et agréable, loin des peurs qui l’angoissent au quotidien et la freine pour devenir la directrice pleine de ressources à laquelle elle aspire être. Sur son chemin, elle va rencontrer un ami qui lui suggère la rencontre avec un certain Oscar Firmin, qui possèderait le pouvoir de lui changer sa personnalité grâce à un ancien et mystérieux modèle de la confrérie des Kellias… Une aubaine pour elle, qui a 10 jours devant-elle pour prouver à son patron qu’elle mérite bien le poste de directrice du PygmaLyon à la fin de sa période d’essai. Chaque jour qui lui reste avant cet échéance sera l’occasion pour elle de faire l’expérience d’une nouvelle personnalité ; 9 jours et 9 visions différentes de la vie qui vont lui amenées leurs lots de joies et de souffrances.

Sybille (p.179) : « Je commençais progressivement à réaliser quelque chose d’énorme : mes changements de personnalité ne modifiaient pas seulement ma vision du monde ou certains traits de caractère, non, ils chamboulaient complètement mon existence ; d’un jour à l’autre, je ne vivais plus du tout la même vie. »

Au cours de l’histoire, Sybille se rend bien compte qu’endosser la même personnalité que son ennemie jurée, que celle de son commandement de bord, ou encore de son cuisinier n’améliorait pas la situation; elles étaient justes différentes les unes des autres. La vraie liberté ne se trouve pas dans une nouvelle personnalité, ce ne serait que changer d’illusion, ou comme l’exprime bien Laurent Gounelle : « La personnalité est comme une paire de lunettes déformantes qui vous donne une vision biaisée de vous et du monde et qui conditionne vos réactions d’une manière pas toujours appropriée. Vous n’êtes pas vos lunettes, et retirer vos lunettes ne change pas qui vous êtes, au contraire ; cela vous permet de voir la réalité de votre être et du monde (p.308) « .

Le mystérieux modèle de la confrérie des Kellias, c’est bel et bien l’Ennéagramme des Personnalités avec ses 9 profils. Ces divers types de personnalités sont tous des enfermements psychologiques qui ne font que pointer du doigt ce qui empêche les êtres humains d’être eux-même. C’est la force de ce modèle que de mettre en lumière les prisons dans lesquelles nous nous sommes enfermés, car pouvoir distinguer que l’on est en prison, c’est aussi avoir une chance de s’en libérer… C’est la découverte que fera Sybille au terme de sa période d’essai. La vraie liberté commence le jour où l’on se détache de notre personnalité, de qui nous avions cru être; c’est le début d’un processus d’évolution personnelle.

En Ennéagramme, on chemine des aspects les plus grossiers de la personnalité pour aller vers les plus subtiles de l’être humain. Au terme de ce roman, Oscar Firmin qui incarne le dernier maître de cette ancienne sagesse, indique à sa nouvelle apprentie que pour se détacher de sa personnalité, et après en avoir vu les limites, il est bon de garder à sa conscience « la version aboutie » de son ennéatype pour devenir libre.

Cheminer dans la conscience que l’ennéagramme apporte sur moi-même est d’une très grande richesse ; j’en témoigne. Avant de terminer, je vous livre quelques pépites ; quelques expressions typique des ennéatypes qui m’ont faite sourire au cours de cette histoire. À vous de trouvez à quel types de personnalité sur les 9 existantes elle renvoient !?

  • Le doute est un processus mental qui vise à corriger un élan du coeur.
  • Affaire énigmatique, investissement merdique.
  • Le coup de pied au cul, c’est l’électrochoc du pauvre.
  • Ils mesurent rarement tout ce que l’on fait pour eux.
  • Je la laissai parler, et ses paroles glissèrent sur moi comme l’eau sur les plumes d’un canard (…).
  • Des gâteaux bourratifs ? Mais je ne vais pas dévaloriser mon art !
  • Il n’y a rien de plus motivant que d’essayer de faire mieux que son collègue.
  • Vous devriez faire un effort pour parler aux gens convenablement.
  • Quand vous obtenez de quelqu’un un déplacement physique dans la direction que vous souhaitez,
    ça le conditionne à aller mentalement dans votre sens.

Alors, une idée ?

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